Cours sur les ensembles

Eléments de logique.


♣   Notions  sur  les  ensembles{\color{blue}{\bf{\clubsuit \,\,\, Notions \,\, sur \,\, les \,\, ensembles}}}
On peut imaginer, de manière un peu naïve, un  ensemble{\color{red}{\bf{un \,\, ensemble}}} comme étant une collection d'objets.
Si on note par xx l'objet qui appartient à l'ensemble EE, on note ceci comme x∈E{\color{red}{x \in E}}, et doit se lire x  appartient  aˋ  E\color{red}{\it{x \,\, appartient \,\, à \,\, E}}.
Dans le cas où xx n'appartient pas à l'ensemble EE, on note ceci x∉Ex \notin E.
Il y a plusieurs manière de décrire un ensemble EE, les deux plus courantes sont les suivantes :
   ↬   En  extension{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, En \,\, extension }
C'est lorsque l'on précise tous les éléments qui constituent l'ensemble EE. On doit indiquer les différents éléments constitutifs de EE entre deux accolades, et séparés par une virgule ou un point virgule. Par exemple : E={1 ; 3 ; 5 ; 7 ; 9}E = \{ 1 \,;\, 3 \,;\, 5 \,;\, 7 \,;\, 9 \}.
   ↬   En  compreˊhension{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, En \,\, compréhension }
C'est lorsque les éléments constitutifs ne sont pas tous explicitement mentionnés. Cependant, on dispose d'un critère pour savoir si un objet donné appartient ou non dans l'ensemble considéré. Par exemple, on considère l'ensemble EE suivant :E={n∈N / 2n+1  est  un  nombre  premier}E = \{ n \in \mathbb{N} \, {\color{red}{/}} \, 2^n + 1 \,\, \mathrm{est \,\, un \,\, nombre \,\, premier}\}, qui se lit comme "n  est  un  nombre  entier  naturel  tel  que  la  quantiteˊ  2n+1  soit  un  nombre  premier"" n \,\, est \,\, un \,\, nombre \,\, entier \,\, naturel \,\, {\color{red}{tel \,\, que}} \,\, la \,\, quantité \,\, 2^n+1 \,\, soit \,\, un \,\, nombre \,\, premier".
Il n'est pas possible d'énumérer tous les éléments de EE. On peut, par exemple dire que 22 est un élément de EE car il correspond au cas n=0n=0, mais que 77 n'appartient pas à l'ensemble EE.
Un ensemble qui contient uniquement un  seul  eˊleˊment{\color{red}{\bf{un \,\, seul \,\, élément}}} est appelé un  singleton{\color{red}{\bf{un \,\, singleton}}}.
On admet l'existence d'un ensemble qui ne contient aucun  eˊleˊment{\color{red}{\bf{aucun \,\, élément}}}, c'est l'ensemble  vide{\color{red}{\bf{ensemble \,\, vide}}}, et il se note ∅{\color{red}{\bf{\emptyset}}}.
∙   Inclusion{\color{green}{\bf{\bullet \,\,\, Inclusion}}}
Soit EE et FF deux ensembles. On dit que FF est un sous-ensemble de EE si tout élément de FF est également un élément de EE. On dit alors que FF est inclus dans EE, ou que FF est une partie de EE, et on note ceci comme E⊂FE \subset F. A la définition mathématiques ∀x∈A,  x∈B\forall x \in A, \,\ x \in B on associe la figure :
On connait tous la suite d'inclusion suivante : N⊂Z⊂D⊂Q⊂R⊂C⊂...\mathbb{N} \subset \mathbb{Z} \subset \mathbb{D} \subset \mathbb{Q} \subset \mathbb{R} \subset \mathbb{C} \subset ...
Bien sur, on a l'inclusion suivante E⊂EE \subset E. Et de plus, il est évident que pour les trois ensembles AA, BB et CC, on a la propriété de transitiviteˊ{\color{red}{\bf{transitivité}}} suivante :
((A⊂B)∧(B⊂C))⟹(A⊂C)\big( \left( A \subset B \right) \wedge \left( B \subset C \right) \big) \Longrightarrow \big( A \subset C \big)
Par convention, l'ensemble vide ∅\emptyset est inclus dans tous les autres ensembles. Donc ∅\emptyset est une partie de EE : ∅⊂E\emptyset \subset E.
L'ensemble qui contient toutes les parties possibles de EE se note P(E){\color{red}{\mathscr{P}(E)}}. Cet ensemble P(E){\color{red}{\mathscr{P}(E)}} s'appelle l′ensemble  des  parties  de  E{\color{red}{\bf{l'ensemble \,\, des \,\, parties \,\, de \,\,}} E}. Donc cet ensemble P(E){\color{red}{\mathscr{P}(E)}} n'est jamais vide puisqu'il contient, bien évidemment, EE lui-même et aussi l'ensemble vide ∅\emptyset.
Par exemple, si E={a ; b}E = \{ a \,;\, b \} alors P(E)={∅ ; {a} ; {b} ; E}\mathscr{P}(E) = \left\lbrace \emptyset \,;\, \{a\} \,;\, \{b\} \,;\, E \right\rbrace
∙∙   Egaliteˊ{\color{green}{\bf{\bullet \bullet \,\,\, Egalité}}}
Soit EE et FF deux ensembles. On dit que EE est égal à FF si on a E⊂FE \subset F et F⊂EF \subset E. Et on note ceci E=FE = F.
∙∙∙   Intersection{\color{green}{\bf{\bullet \bullet \bullet \,\,\, Intersection}}}
Soit AA et BB deux parties de EE. L'intersection{\color{red}{\bf{intersection}}} des parties AA et BB est l'ensemble des éléments qui appartiennent aˋ  la  fois{\color{red}{\bf{à \,\ la \,\, fois}}} à AA et à BB. On note cet ensemble intersection par : A ∩ BA \,{\color{red}{\cap}} \, B. On peut lire ceci comme AA et{\color{red}{\bf{et}}} BB. On a alors la définition mathématique suivante (x∈(A∩B)⊂E)⟺((x∈A)∧(x∈B))\big( x \in (A \cap B) \subset E \big) \Longleftrightarrow \big( (x \in A) \wedge (x \in B) \big), et l'on associe la figure (de VennVenn) :
Et on a les quatre propriétés (évidentes) suivantes :
1−A∩E=A1 - A \cap E = A
2−A∩∅=∅2 - A \cap \emptyset = \emptyset
3−(A∩B)⊂A3 - (A \cap B) \subset A
4−(A∩B)⊂B4 - (A \cap B) \subset B
Lorsque deux ensembles AA et BB d'un même ensemble EE vérifient A∩B=∅A \cap B = \emptyset, ont dit alors que les deux ensembles AA et BB sont disjoints{\color{red}{\bf{disjoints}}}.
∙∙∙∙   Reˊunion{\color{green}{\bf{\bullet \bullet \bullet \bullet \,\,\, Réunion}}}
Soit AA et BB deux parties de EE. La reˊunion{\color{red}{\bf{réunion}}} des parties AA et BB est l'ensemble des éléments qui appartiennent à AA ou{\color{red}{\bf{ou}}} à BB. On note cet ensemble réunion par : A ∪ BA \,{\color{red}{\cup}} \, B. On peut lire ceci comme AA ou{\color{red}{\bf{ou}}} BB. Il s'agit d'un ou  inclusif{\color{red}{\bf{ou \,\, inclusif}}} car l'intersection appartient à la réunion. On a alors la définition mathématique suivante (x∈(A∪B)⊂E)⟺((x∈A)∨(x∈B))\big( x \in (A \cup B) \subset E \big) \Longleftrightarrow \big( (x \in A) \vee (x \in B) \big), et l'on associe la figure (de VennVenn) :

Et on a les sept propriétés (évidentes) suivantes :
1−A∪E=E1 - A \cup E = E
2−A∪∅=A2 - A \cup \emptyset = A
3−A⊂(A∪B)3 - A \subset (A \cup B)
4−B⊂(A∪B)4 - B \subset (A \cup B)
5−A=A∪(A∩B)5 - A = A \cup(A \cap B)
6−B=B∪(A∩B)6 - B = B \cup(A \cap B)
7−((A∪B)=∅)⟺((A=∅)∧(B=∅))7 - \big( (A \cup B) = \emptyset \big) \Longleftrightarrow \big( (A = \emptyset) \wedge (B = \emptyset)\big)
∙∙∙∙∙   Compleˊmentaire{\color{green}{\bf{\bullet \bullet \bullet \bullet \bullet \,\,\, Complémentaire}}}
Soit AA une partie de EE. On définit la  partie  compleˊmentaire{\color{red}{\bf{la \,\, partie \,\, complémentaire}}}, encore appelé le compleˊmentaire{\color{red}{\bf{complémentaire}}} de AA dans EE, noté ∁EA\complement^A_E ou A‾\overline{A}, comme étant l'ensemble des éléments de EE qui  ne  sont  pas{\color{red}{\bf{qui \,\, ne \,\, sont \,\, pas}}} dans AA. On a donc la définition mathématique suivante (x∈∁EA)⟺((x∈E)∧(x∉A))\big( x \in \complement^A_E \big) \Longleftrightarrow \big( (x \in E) \wedge (x \notin A) \big) et on associe la figure (de VennVenn) :

Et on a les cinq propriétés (évidentes) suivantes :
1−A∪∁EA=E1 - A \cup \complement^A_E = E
2−A∩∁EA=∅2 - A \cap \complement^A_E = \emptyset
3−A‾‾=A3 - \overline{\overline{A}} = A
4−∁EE=∅4 - \complement^E_E = \emptyset
−∁E∅=E - \complement^\emptyset_E = E
Ainsi, si AA et BB sont deux parties de EE alors on dit que AA est le complémentaire de BB sur EE (Et BB est le complémentaire de AA sur EE) lorsque :
(A=∁EB)⟺(((A∪B)=E)∧((A∩B)=∅))\big( A = \complement^B_E \big) \Longleftrightarrow \bigg( \big( (A \cup B) = E \big) \wedge \big( (A \cap B) = \emptyset \big) \bigg)
Et bien évidemment :
(B=∁EA)⟺(((A∪B)=E)∧((A∩B)=∅))\big( B = \complement^A_E \big) \Longleftrightarrow \bigg( \big( (A \cup B) = E \big) \wedge \big( (A \cap B) = \emptyset \big) \bigg)
De plus, si A⊂BA \subset B alors ∁EB⊂∁EA\complement^B_E \subset \complement^A_E.
∙∙∙∙∙∙   Diffeˊrence{\color{green}{\bf{\bullet \bullet \bullet \bullet \bullet \bullet \,\,\, Différence}}}
Soit AA et BB deux parties d'un même ensemble EE. La différence de AA avec BB est l'ensemble des éléments de AA qui n'appartiennent pas à BB. On le note A∖BA∖B ou A−BA-B.
On associe donc la définition mathématique suivante ((x∈(A∖B)⊂E)⟺((x∈A)∧(x∉B))\big( ( x \in (A∖B) \subset E \big) \Longleftrightarrow \big( (x \in A) \wedge (x \notin B) \big) . A laquelle on associe la figure suivante :

Ce qui entraîne que A∖B=A∩B‾A∖B = A \cap \overline{B}.
De plus, si A⊂BA \subset B alors B∖A=∁ABB∖A = \complement^B_A.
Le lien avec la réunion et l'union est donné par la relation importante suivante : A∪B=(A∖B)∪(A∩B)∪(B∖A){\color{red}{ \boxed{ A \cup B = (A∖B) \cup (A \cap B) \cup (B∖A) }}}
Si AA et BB sont deux parties d'un même ensemble EE alors on a : E∖A=∁EA{\color{blue}{ E∖A = \complement^A_E }}.
Sur la figure précédente, on constate que A=(A∖B)∪(A∩B)A = (A∖B) \cup (A \cap B) et aussi que B=(A∩B)∪(B∖A)B = (A \cap B) \cup (B∖A).
Enfin, mentionnons la propriété évidente suivante : (A∖B=∅)⟺(A⊂B)\big( A∖B = \emptyset \big) \Longleftrightarrow \big( A \subset B \big)
∙∙∙∙∙∙∙   Diffeˊrence  symeˊtrique{\color{green}{\bf{\bullet \bullet \bullet \bullet \bullet \bullet \bullet\,\,\, Différence \,\, symétrique}}}
La différence symétrique de AA et de BB, est notée « AΔBA \Delta B » (et doit se lire « AA delta BB ») est l'ensemble des éléments qui appartiennent soit à AA, soit à BB, mais  pas  aux  deux  aˋ  la  fois{\color{red}{\bf{mais \,\, pas \,\, aux \,\ deux \,\, à \,\, la \,\, fois}}}.
La différence symétrique de AA et de BB est la différence de A∪BA \cup B et de A∩BA \cap B. On peut l'écrire sous les formes suivantes :
AΔB=(A∪B)∖(A∩B)=(A∖B) ∪ (B∖A)=(A∩B‾) ∪ (B∩A‾)A \Delta B = (A \cup B) ∖ (A \cap B) = (A ∖ B) \, \cup \, (B ∖ A) = (A \cap \overline{B}) \, \cup \, (B \cap\overline{A})
Autrement dit x∈(AΔB)⊂Ex \in (A \Delta B) \subset E signifie que xx appartient à un, et un seul, des ensembles AA et BB. Il s'agit d'utiliser le ou  exclusif{\color{red}{\bf{ou \,\, exclusif}}}. On a donc la définition ((x∈(AΔB)⊂E)⟺((x∈A)∨exclusif(x∈B))\big( ( x \in (A \Delta B) \subset E \big) \Longleftrightarrow \big( (x \in A) \vee_{exclusif} (x \in B) \big) et que l'on associe à la figure (de VennVenn) :

Soit AA, BB et CC trois parties d'un même ensemble EE. On a alors les quatre propriétés suivantes :
1−AΔ∅=A1 - A \Delta \emptyset =A
2−AΔA=∅2 - A \Delta A = \emptyset
3−AΔB=BΔA    3 - A \Delta B = B \Delta A \,\,\,\, (commutativité)
4−AΔ(BΔC)=(AΔB)ΔC    4 - A \Delta (B \Delta C) = (A \Delta B) \Delta C \,\,\,\, (associativité).
∢:Remarque{\color{blue}{\bf{\sphericalangle : Remarque}}}
L'intersection, la réunion et le complémentaire permettent de définir un calcul algébrique dans P(E)\mathscr{P}(E). Ce calcul algébrique sur l'ensemble des parties de EE porte le nom d′algeˋbre  de  Boole{\color{blue}{\bf{d'algèbre \,\, de \,\, Boole}}}.
♣♣   Lois  sur  les  ensembles{\color{blue}{\bf{\clubsuit \clubsuit \,\,\, Lois \,\, sur \,\, les \,\, ensembles}}}
Soit AA, BB et CC trois parties de l'ensemble EE.
   ↬   Idempotence{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, Idempotence }
On a :
{A∪A=AA∩A=A\left\lbrace \begin{array}{rcl} A \cup A & = & A \\ A \cap A & = & A \end{array} \right.
   ↬   Commutativiteˊ{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, Commutativité }
On a :
{A∪B=B∪AA∩B=B∩A\left\lbrace \begin{array}{rcl} A \cup B & = & B \cup A \\ A \cap B & = & B \cap A \end{array} \right.
   ↬   Associativiteˊ{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, Associativité }
On a :
{(A∪B)∪C=A∪(B∪C)(A∩B)∩C=A∩(B∩C)\left\lbrace \begin{array}{rcl} (A \cup B) \cup C & = & A \cup ( B \cup C) \\ (A \cap B) \cap C & = & A \cap ( B \cap C) \end{array} \right.
   ↬   Premieˋre  loi  de  Morgan{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, Première \,\, loi \,\, de \,\, Morgan }
On a :
A∪B‾=A‾∩B‾\overline{A \cup B} = \overline{A} \cap \overline{B}
Que l'on associe à la figure :

   ↬   Seconde  loi  de  Morgan{\color{green}\,\,\, \looparrowright \,\,\, Seconde \,\, loi \,\, de \,\, Morgan }
On a :
A∩B‾=A‾∪B‾\overline{A \cap B} = \overline{A} \cup \overline{B}
Que l'on associe à la figure :

♣♣♣   Ensembles  usuels{\color{blue}{\bf{\clubsuit \clubsuit \clubsuit \,\,\, Ensembles \,\, usuels}}}
On désigne généralement les ensembles les plus usuels par une lettre à double barre. On a :
∙  N  :  \bullet \,\, \mathbb{N} \,\, : \,\, ensemble des nombres entiers naturels,
∙  N⋆  :  \bullet \,\, \mathbb{N}^\star \,\, : \,\, ensemble des nombres entiers naturels strictement positifs,
∙  Z  :  \bullet \,\, \mathbb{Z} \,\, : \,\, ensemble des nombres entiers relatifs,
∙  Z⋆  :  \bullet \,\, \mathbb{Z}^\star \,\, : \,\, ensemble des nombres entiers relatifs non nuls,
∙  D  :  \bullet \,\, \mathbb{D} \,\, : \,\, ensemble des nombres décimaux (n10p,  n∈Z,  p∈N)\left( \dfrac{n}{10^p}, \,\, n \in \mathbb{Z}, \,\, p \in \mathbb{N}\right),
∙  Q  :  \bullet \,\, \mathbb{Q} \,\, : \,\, ensemble des nombres rationnels (pq,  p∈Z,  q∈Z⋆)\left( \dfrac{p}{q}, \,\, p \in \mathbb{Z}, \,\, q \in \mathbb{Z}^\star \right),
∙  R  :  \bullet \,\, \mathbb{R} \,\, : \,\, ensemble des nombres réels,
∙  R⋆  :  \bullet \,\, \mathbb{R}^\star \,\, : \,\, ensemble des nombres réels non nuls,
∙  R+  :  \bullet \,\, \mathbb{R}^+ \,\, : \,\, ensemble des nombres réels positifs ou nul,
∙  C  :  \bullet \,\, \mathbb{C} \,\, : \,\, ensemble des nombres complexes (a+ib,  (a ; b)∈R2,  i2=−1)\left( a+ib, \,\, (a\,;\,b) \in \mathbb{R}^2, \,\, i^2=-1 \right),
∙  H  :  \bullet \,\, \mathbb{H} \,\, : \,\, ensemble des nombres quaternions,
∙  O  :  \bullet \,\, \mathbb{O} \,\, : \,\, ensemble des nombres octonions,
∙  S  :  \bullet \,\, \mathbb{S} \,\, : \,\, ensemble des nombres sédénions.
Classiquement, on a les inclusions suivantes :

♣♣♣♣   Produit  d′ensembles{\color{blue}{\bf{\clubsuit \clubsuit \clubsuit \clubsuit \,\,\, Produit \,\, d'ensembles}}}
Soit AA et BB deux ensembles non vides d'éléments génériques respectifs aa et bb. On appelle produit  carteˊsien{\color{red}{\bf{produit \,\, cartésien}}} de AA et BB, noté A×BA \times B, et que l'on doit lire AA croix BB, l'ensemble de tous les couples (ou duets) (a ; b)(a\,;\,b). On a alors :
A×B={(a ; b) /   a∈A,  b∈B}A \times B = \{ (a\,;\,b) \, / \, \,\, a \in A , \,\, b \in B \}
Soit :
((a ; b)∈(A×B))⟺((a∈A)∧(b∈B))\big((a\,;\,b) \in (A \times B) \big)\Longleftrightarrow \big( (a \in A) \wedge (b \in B) \big)
Si les deux ensembles AA et BB sont dénombrables, alors on note par card(A)\mathrm{card}(A) (qui se lit cardinal de AA) le nombre d'éléments aa qui constituent l'ensemble AA, et par card(B)\mathrm{card}(B) (qui se lit cardinal de BB)le nombre d'éléments bb qui constituent l'ensemble BB. Dans ce cas, on a :
card(A×B)=card(A)×card(B)\mathrm{card}(A \times B) = \mathrm{card}(A) \times \mathrm{card}(B).
Et bien évidemment on a A×∅=∅A \times \emptyset = \emptyset. Si AA est dénombrable, alors card(A×∅)=card(∅)=0\mathrm{card}(A \times \emptyset) = \mathrm{card}(\emptyset) = 0.
Prenons soins de ne pas  confondre{\color{red}{\bf{pas \,\, confondre}}} le couple (a ; b)(a\,;\,b), ou l'ordre a de l'importance, avec l'ensemble {a ; b}\{a\,;\,b\}, ou l'ordre n'a pas d'importance.
Puis, on peut généraliser. Soit nn en nombre entier naturel supérieur ou égal à deux. On définit le produit cartésien des nn ensembles E1,  E2,  ⋯ ,  EnE_1, \,\, E_2, \,\, \cdots, \,\, E_n comme l'ensemble des nn-uplets (x1,  x2,  ⋯ ,  xn)(x_1, \,\, x_2, \,\, \cdots, \,\, x_n) où chaque xix_i est un élément quelconque de EiE_i, avec i={1,  2,  ⋯ ,  n}i = \{ 1, \,\, 2, \,\, \cdots, \,\, n \}. On note cet ensemble produit cartésien E1×E2×⋯×EnE_1 \times E_2 \times \cdots \times E_n. Et on a :
E1×E2×⋯×En={(x1,  x2,  ⋯ ,  xn)) / ∀i∈{1,  2,  ⋯ ,  n},  xi∈Ei}E_1 \times E_2 \times \cdots \times E_n = \{ (x_1, \,\, x_2, \,\, \cdots, \,\, x_n))\, / \, \forall i \in \{ 1, \,\, 2, \,\, \cdots, \,\, n \} , \,\, x_i \in E_i \}
Si les nn ensembles sont identiques, alors on note E1×E2×⋯×En=EnE_1 \times E_2 \times \cdots \times E_n = E^n.
Si les nn ensembles EiE_i, avec i={1,  2,  ⋯ ,  n}i = \{ 1, \,\, 2, \,\, \cdots, \,\, n \}, sont dénombrables, alors on a la relation suivante :
card(E1×E2×⋯×En)=card(E1)×card(E2)×⋯×card(En)\mathrm{card}(E_1 \times E_2 \times \cdots \times E_n) = \mathrm{card}(E_1) \times \mathrm{card}(E_2) \times \cdots \times \mathrm{card}(E_n).
∢:Remarque{\color{blue}{\bf{\sphericalangle : Remarque}}}
∙  {\color{black}{ \bullet }} \,\, L'ensemble i={1,  2,  ⋯ ,  n}i = \{ 1, \,\, 2, \,\, \cdots, \,\, n \} peut également s'écrire i∈[ ⁣[1 ; n] ⁣]i \in [\![ 1 \,;\,n ]\!].
∙∙  {\color{black}{ \bullet \bullet }} \,\, On rappelle que si AA et BB sont deux parties d'un même ensemble EE alors on a :
card(A∪B)=card(A)+card(B)−card(A∩B)\mathrm{card}(A \cup B) = \mathrm{card}(A) + \mathrm{card}(B) - \mathrm{card}(A \cap B)
∙∙∙  {\color{black}{ \bullet \bullet \bullet }} \,\, On en déduit également que si AA, BB et CC sont trois parties d'un même ensemble EE alors on a :
card(A∪B∪C)=card(A)+card(B)+card(C)−card(A∩B)−card(A∩C)−card(B∩C)+card(A∩B∩C)\mathrm{card}(A \cup B \cup C) = \mathrm{card}(A) + \mathrm{card}(B) + \mathrm{card}(C) - \mathrm{card}(A \cap B) - \mathrm{card}(A \cap C) - \mathrm{card}(B \cap C) + \mathrm{card}(A \cap B \cap C)
∙∙∙∙  {\color{black}{ \bullet \bullet \bullet \bullet }} \,\, Soit n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star parties E1,  E2,  ⋯ ,  EnE_1, \,\, E_2, \,\, \cdots, \,\, E_n dénombrables d'un même ensemble EE lui même dénombrable. Si ces n∈N⋆n \in \mathbb{N}^\star parties E1,  E2,  ⋯ ,  EnE_1, \,\, E_2, \,\, \cdots, \,\, E_n dénombrables sont toutes  disjointes  deux  aˋ  deux{\color{red}{\bf{toutes \,\, disjointes \,\, deux \,\, à \,\, deux}}} alors :
card(E1∪E2∪⋯∪En)=card(E1)+card(E2)+⋯+card(En)\mathrm{card}(E_1 \cup E_2 \cup \cdots \cup E_n) = \mathrm{card}(E_1) + \mathrm{card}(E_2) + \cdots + \mathrm{card}(E_n)
Que l'on peut également écrire de manière plus abrégée comme :
card(⋃i=1nEi)=∑i=1ncard(Ei)\mathrm{card}\left( \bigcup_{i=1}^n E_i \right) = \sum_{i=1}^n \mathrm{card}(E_i)

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